jeudi 24 mai 2007

Vers une Berlusconisation de la France


Eva Joly s'insurge contre la nomination d'un proche de Sarkozy à TF1


PARIS (AFP) - L'ex-juge d'instruction Eva Joly a estimé jeudi que l'état de la démocratie en France était "plutôt inquiétant", dénonçant notamment les "conditions berlusconiennes" de la nomination d'un proche de Nicolas Sarkozy à la direction de TF1, "machine de guerre pour la propagande".


"La démocratie ce n'est pas invoquer Jaurès ou Blum, la démocratie c'est des institutions qui fonctionnent et c'est la confiance dans les institutions", a déclaré sur RTL l'ancienne magistrate de l'affaire Elf. "Une démocratie ça se mesure à sa presse indépendante et à sa justice indépendante et je trouve que ce que nous voyons en France est plutôt inquiétant", a-t-elle ajouté. "Nous voyons un président de la République qui fête sa victoire d'élection avec Martin Bouygues (président du groupe) et qui téléphone le 8 mai à Omar Bongo (président gabonais, au pouvoir depuis 1967, il a instauré un régime de parti unique de 1968 à 1990, ndlr) pour le remercier de ses bons conseils et qui ensuite, le 22 mai, nomme son directeur adjoint de campagne (Laurent Solly), directeur adjoint de TF1", a relevé Eva Joly.


L'ancienne magistrate s'est offusquée de ce "mélange des genres" d'autant que la nomination de M. Solly a "été annoncée par l'Elysée". "Pour moi c'était une violation d'une règle fondamentale en démocratie", a souligné l'ancienne magistrate franco-norvégienne, devenue conseillère spéciale du gouvernement norvégien contre la corruption et le blanchiment.


TF1, "qui a jusqu'à 50% de parts de marché en France", est "vraiment une machine de guerre pour la propagande", a-t-elle dénoncé. "Cela me paraît des conditions assez berlusconiennes et je souhaite mieux pour mon pays", a aussi déclaré Eva Joly.




mercredi 23 mai 2007

Le rapport annuel d'Amnesty International accuse Bush


Amnesty accuse Washington d'utiliser le monde comme un "champ de bataille"


LONDRES (AFP) 23 mai 2007 - Le rapport annuel d'Amnesty International, publié mercredi à Londres, s'en prend vivement aux Etats-Unis, accusés de piétiner les droits de l'homme et de considérer le monde comme "un champ de bataille géant" dans sa "guerre contre le terrorisme". La guerre en Irak et le climat de peur étendu au monde entier par l'administration du président George W. Bush ont profondément renforcé les divisions internationales, estime l'organisation de défense des droits de l'homme.


En réaction, le département d'Etat a qualifié le rapport de "document politique". "Quand on voit le rapport, on lit malheureusement davantage un document politique qu'une évaluation honnête des droits de l'homme dans le monde", a déclaré un porte-parole du département d'Etat, Tom Casey.


Pour Amnesty, Washington tient "un double discours" sur les droits de l'Homme en s'érigeant d'un côté en champion de la défense des droits de l'Homme et de l'état de droit et en appliquant "simultanément" des politiques qui bafouent certains des principes les plus élémentaires du droit international.


"Ce faisant, les Etats-Unis ont compromis non seulement la sécurité à long terme, dont l'un des principaux piliers est l'état de droit, mais aussi leur propre crédibilité sur la scène internationale", affirme le rapport. "Fin 2006, des milliers de personnes étaient toujours détenues par les Etats-Unis, sans inculpation ni jugement, en Irak, en Afghanistan et sur la base navale américaine de Guantanamo à Cuba", déplore Amnesty.


Le rapport regrette également que "malgré plusieurs décisions de justice défavorables, le gouvernement des Etats-Unis a persisté à appliquer des politiques et des pratiques non conformes aux normes" en matière de droits de l'homme. Aucun haut responsable du gouvernement des Etats-Unis n'a été amené "à rendre des comptes pour les actes de torture et les mauvais traitements infligés aux personnes arrêtées dans le cadre de la +guerre contre le terrorisme+, malgré les éléments de preuve établissant le caractère systématique de ces violences", souligne le rapport. "Dans l'exercice sans limite d'un pouvoir exécutif discrétionnaire, le gouvernement américain considère le monde comme le champ de bataille géant de sa +guerre contre le terrorisme+: il enlève, arrête, place en détention ou torture des suspects soit directement, soit avec l'aide de pays aussi éloignés les uns des autres que le Pakistan et la Gambie, l'Afghanistan et la Jordanie", indique le préambule du rapport 2007 d'Amnesty International.


"En septembre 2006, le président Bush a finalement reconnu ce qu'Amnesty International savait depuis longtemps: la CIA administre des centres de détention secrets, en recourant à des pratiques assimilables à des crimes internationaux".


Le président Bush a "joué sur la peur du terrorisme" pour "renforcer son pouvoir exécutif et échapper à la supervision du Congrès ou de l'appareil judiciaire". "Le gouvernement des Etats-Unis continue de faire la sourde oreille aux appels lancés dans le monde entier en faveur de la fermeture de Guantanamo", ajoute le rapport.


Concernant l'intervention militaire "fort hasardeuse" en Irak, Amnesty juge que ce conflit "a eu des répercussions dommageables sur les droits humains et le droit humanitaire".





lundi 21 mai 2007

Endettement record des ménages français


France: l'endettement des ménages atteint un nouveau record en 2006

22 mai 2007


PARIS (AFP) - Le niveau d'endettement des ménages français a atteint un nouveau record historique en 2006, avec une dette qui a représenté plus des deux tiers de leur revenu disponible, selon les comptes financiers de la nation publiés mardi.

Fin 2006, leur taux d'endettement a atteint "un nouveau record au regard de leur revenu disponible brut, à 68,4%, après 64,1% fin 2005", relève cette étude conjointe de l'Insee et de la Banque de France.

"Ces niveaux demeurent toutefois sensiblement inférieurs à ceux de la zone euro, du Royaume-Uni ou des Etats-Unis", nuance-t-elle.



Les ménages ont continué à s'endetter à un "rythme soutenu" l'an dernier, "tout en accumulant des actifs financiers, notamment en assurance-vie", souligne l'étude.

La dette des ménages a augmenté de 11,3% en 2006 (après 11,2% en 2005), en particulier les prêts à l'habitat, en hausse de 15% l'an dernier, malgré le relèvement des taux d'intérêt appliqués aux nouveaux emprunts.

Les crédits nouveaux moins les remboursements, qui concernent essentiellement l'habitat, s'élèvent à 84,0 milliards d'euros, après 72,5 milliards en 2005.

Outre les crédits, les ménages continuent d'accumuler des actifs financiers, notamment des contrats en assurance-vie, qui ont attiré 88,8 milliards d'euros de flux de placements en 2006 (82,0 milliards en 2005).

Cette augmentation s'explique notamment par des "retraits massifs" sur les plans d'épargne logement (PEL) (-23,9 milliards d'euros) à la suite de la modification du régime fiscal de ces derniers.




Les ménages se sont par ailleurs remis à acheter des titres d'organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), préférant la détention indirecte d'actions cotées à leur détention directe, indique l'étude.

Ils ont réduit leurs dépôts, dont le flux net retombe à 17,6 milliards d'euros (34,7 milliards en 2005). En revanche, le flux net de placements à vue (livrets A, livrets bleus ...) "retrouve son niveau de 2004" (24,3 milliards d'euros après 14,8 milliards en 2005), après deux relèvements successifs de la rémunération de ces livrets.



Endettement des entreprises:

Du côté des entreprises, le flux d'endettement des sociétés non financières connaît lui aussi une poussée à 63,9 milliards d'euros (39,1 milliards en 2005).

"L'encours de la dette des sociétés non financières, rapporté à leur valeur ajoutée, s'élève à 109,7% fin 2006, après 107,4% fin 2005, se rapprochant du point haut de fin mars 2002", indique l'étude.



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On entend parfois dire, notamment par la droite, que les Français ne sont pas assez endettés et qu’ils devraient encore plus emprunter pour soutenir la consommation, « et donc la croissance ».

On peut d’abord s’étonner que la droite souhaite voir les français s’endetter davantage, alors que, dans le même temps, elle trouve que la France est, elle, trop endettée.

Messieurs Barre ou Sarkozy voudraient que les français dépassent les 60% de taux d’endettement pour atteindre 70, 80 voire plus de 100%, comme c’est le cas aux Etats-Unis.

M. Sarkozy veut gérer la France en « bon père de famille », comme il dit, et en conséquence réduire la dette de l’Etat en faisant des coupes franches dans les dépenses publiques. Mais en même temps, il encourage les Français à être de « mauvais père de famille », en aggravant leurs dettes. Où est la logique ?

La logique est double. D’abord, le crédit permet de soutenir la croissance de façon artificielle, puisqu’en s’endettant, les gens dépensent de l’argent qu’ils n’ont pas. Mais il y a un autre objectif, plus sournois. L’endettement des ménages permet de maintenir la pression sur les salariés. Le crédit est un bon moyen de réduire la contestation salariale. Un salarié endetté n’a que très peu de marge financière, et il peut difficilement se permettre de perdre une journée de salaire pour cause de grève. Il doit, aussi, tout faire pour garder son emploi, car un passage par la case chômage le mettrait dans une position financière intenable, les échéance de crédit ne connaissant ni le droit de grève, ni même l’arrêt maladie, qui devient quasi-impossible.

Puisque le salarié n’a que sa force de travail à vendre, le crédit est une façon de la vendre par anticipation. Or, de ce point de vue, l’évolution du crédit montre aussi la déliquescence de notre société capitaliste. Si, avant, le crédit servait à un achat important, comme une voiture ou un canapé, il sert de plus en plus, aujourd’hui, à finir les fins de mois.

Autrement dit, on ne vend plus sa force de travail par anticipation pour écourter le délais d’acquisition d’un produit ; on la vend par anticipation pour pouvoir acquérir les moyens de renouveler cette force de travail ! C’est le serpent qui se mord la queue. Nous ne devons pas attendre qu’il s’étouffe !

Sylvain Roch


Europe sociale: une réalité prochaîne?


Les syndicats européens veulent "faire de l'Europe sociale une réalité"

Par Patrice NOVOTNY



SEVILLE (AFP) - La Confédération européenne des syndicats (CES) a ouvert lundi 21 mai 2007 son 11e congrès à Séville (espagne) sous le signe de "l'offensive" pour "faire de l'Europe sociale une réalité".

Quatre ans après le dernier congrès à Prague - qui précédait l'entrée des pays ex-communistes dans l'Union européenne (UE) - et deux ans après le double "non" français et néerlandais au Traité constitutionnel européen qu'elle soutenait, la CES veut ouvrir une nouvelle page de son combat.


Son secrétaire général, le Britannique John Monks, a appelé les 700 congressistes "à passer à l'offensive" pour "faire de l'Europe sociale une réalité".

Il a fustigé "l'orthodoxie" de la Commission européenne qu'il accuse de "mettre un frein aux progrès sociaux et environnementaux" afin de "concurrencer des pays moins chers".

Or, "la clé de la réussite économique n'est pas la déréglementation", selon M. Monks, mais "un partenariat social fructueux, les négociations collectives" et "des syndicats forts".


Création d'un "marché du travail européen", augmentations des salaires, régulation des fonds d'investissement, égalité hommes-femmes: les exigences syndicales sont nombreuses.

Invité de la journée d'ouverture, le président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, a martelé aux syndicalistes la nécessité d'"adapter" les modèles sociaux européens, tout en "gardant les valeurs qui ont fait de l'Europe un tel succès".

Il a insisté sur l'importance des "valeurs et normes de la charte des droits fondamentaux", un texte garantissant le droit de grève que les syndicats craignent de voir retiré du projet de Constitution européenne en cas d'adoption d'un "mini-traité" européen.


Les années passées ont été consacrées à "combattre les mesures néo-libérales, comme la directive +Bolkestein+ sur les services", a expliqué M. Monks, dont le rapport d'activité a été adopté à l'unanimité. Les syndicats européens veulent aujourd'hui rebondir et peser sur les enjeux européens à venir.

Leur premier défi sera d'enrayer l'effritement des forces syndicales. Le taux de syndicalisation européen a chuté, de 50% en 1970 à 30% aujourd'hui, notamment du fait des suppressions d'emploi dans les industries traditionnelles (sidérurgie, mines, textile), anciennes places fortes syndicales.

La CES veut tendre la main aux jeunes, aux femmes, aux employés des services, des populations que les syndicats peinent à organiser.


L'organisation veut aussi se faire entendre pour encadrer le "marché du travail européen" prévu dans l'agenda social de la Commission européenne pour 2005-2010. La CES souhaite que l'ensemble des travailleurs de l'Union y trouve un socle de protections communes.

En corollaire, la CES plaide pour un renforcement du dialogue social européen avec le patronat. Elle souhaite la mise en place d'instances européennes capables de trancher les litiges entre syndicats et patronat du Vieux continent.


Le président du Parti socialiste européen (PSE), Poul Nyrup Rasmussen, a prononcé une vigoureuse diatribe contre les fonds d'investissement, dont les calculs à court terme représentent selon lui un "défi" pour le mouvement syndical et les partis progressistes.

Les congressistes ont aussi apporté leur soutien aux salariés de l'équipementier américain Delphi qui est en train de supprimer des milliers d'emplois en Europe.




jeudi 10 mai 2007

INDEX: Liste des articles disponibles sur ce site.



May 2007

Endettement record des ménages français

France: l'endettement des ménages a atteint un nouveau record à la fin de 2006.

Europe sociale: une réalité prochaîne?

Le secrétaire général de la Confédération Européenne des Syndicats (CES) a appelé les 700 congressistes "à passer à l'offensive" pour "faire de l'Europe sociale une réalité".
Ouverture du 11e congrès de la CES, Séville, Espagne, 21 Mai 2007.

Nouvel Acte de Censure

Censure ou autocensure: la liberté de la presse en question.

Une Attaque de l'Iran se précise. Position de la France: une inconnue.

Une frappe militaire aérienne est souhaitée par de nombreux proches du président américain.
Analyse de la situation et de son évolution probable.

Le Retour du Pouvoir ABSOLU

L'inédite situation dans laquelle tous les pouvoirs se retrouvent entre les mêmes mains: celles du président de la République.

Berlusconisation Décomplexée

L'ancien directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy rejoint le Groupe Bouygues, qui annonce déjà sa prochaine participation à la direction générale de la chaîne de télévision privée La séparation des Médias et de l'Etat n'est pas encore en vue.

Echanges de faveurs: vacances de milliardaire contre marchés publics!

Contrairement aux affirmations de Nicolas Sarkozy et de vincent Bolloré, le groupe de l'homme d'affaire s'est vu attribuer des marchés publics ces dernières années, selon le site des Journaux Officiels de la République Française.

La Police détournée de ses tâches: témoignage (Vidéo)

Témoignage d'un policier:

L' "effet Sarkozy", ou comment la politique du chiffre rend la police impuissante.

Témoignage d’un ex-officier de police

Musellement de la Police.

La haute main de Sarkozy sur les médias

Les médias sont-ils au service de Sarkozy ?

«Une provocation de TF1»

L’attitude de la chaîne à quelques jours du second tour de l’élection présidentielle.

Les présidentiables et la question de l'impôt

Les candidats expliquent leur position.

Les partis politiques français et l'impôt

Réponses des candidats à l’appel d’ Alternatives Economiques.

Payer ou ne pas payer des impôts: that is the question:

Appel d’Alternatives Economiques

L’attitude de la chaîne à quelques jours du second tour de l’élection présidentielle

Lettre ouverte à ceux qui pensent que c’est la faute des autres...

Les thèmes de campagne de Sarkozy : une vaste supercherie.

Comment la Désinformation Economique a marqué l'élection Présidentielle

Le Washington Post explique cette campagne de désinformation économique.

Campagne de BOYCOTT

Appel au boycott des grands groupes finaciers détenant les principaux média :

Liste des produits à boycotter.

Disparition de Cécillia Sarkozy: Média francais muets; toute la presse étrangère en parle!

La presse étrangère critique la presse française muselée sur ce sujet.

Le Personnage Sarkozy

Biographie (extraits de la biographie présentée sur le site de Wikipedia).

Les Inquiétants Amis de Monsieur Sarkozy

Liens des principaux amis de Mr Sarkozy avec l’extrême droite.

The Legacy of Thatcher

Sarkozy le Thatcher français ?

Il est donc pertinent de s’intéresser à la Grande-Bretagne sous Margaret Thatcher.

Le Désastre Britannique

Les USA et le Royaume-Uni occupent les deux dernières places dans un rapport de l’ONU sur la situation des enfants dans 21 pays développés.

L'Autre Paradoxe Français ou l'Economie Etonnante de la France

Mise au point sur une certain nombre d’idées reçues.

Que cache le discours sur l'assistanat?

Réflection sur ce concept que l’on nous vend.

LES MEILLEURES VIDEOS DE LA CAMPAGNE

Meilleures vidéos de la campagne présidentielle 2007.



April 2007

L'attitude de Mr. Sarkozy sur l'invasion de l'Irak et sa rencontre avec G. W. Bush

La véritable prise de position de Sarkozy au moment du conflit.

Le risque d'une guerre contre l'Iran est-il réel?

Des bruits de bottes se font déjà entendre aux Etats-Unis.

Les contre-vérités de Monsieur Sarkozy

Les ‘informations’ erronées de Mr Sarkozy à propos de l’Angleterre.

L’incompétence de Sarkozy en matière économique amuse outre-Manche

Un ancien ministre de l’économie qui ignore tout de l’économie du Royaume-Uni.

L'Exemple du Royaume-Uni (ou les Conséquences Prévisibles de la Politique Ultra-Libérale Préconisée par Monsieur Sarkozy)

Réflection sur ce qui attend la France.




Nouvel Acte de Censure

Cécilia Sarkozy n'a pas voté... scoop censuré du JDD

Selon les informations de Rue89, le scoop aurait été retiré sur intervention de Lagardère, propriétaire du groupe du JDD.

Premier cas avéré de censure de l'ère Sarkozy... Selon nos informations, le Journal du Dimanche, qui appartient au groupe Lagardère, a renoncé à la dernière minute à publier un article relatant comment Nicolas et Cécilia Sarkozy avaient passé leur dernier dimanche, le 6 mai, jour du second tour. Avec une information choc: Cécilia, l'épouse du candidat, a ce jour-là renoncé à exercer son droit de vote. Un coup de fil d'Arnaud Lagardère a conduit le directeur de la Rédaction, Jacques Espérandieu, à retirer au dernier moment l'article du "menu" du journal.

Une information confirmée par Patrice Trapier rédacteur en chef du JDD, à une journaliste de 20 minutes, sans toutefois parler d'intervention extérieure: "On ne l'a pas publié, car cela relevait de la vie privée de Cécilia."

Samedi matin, Florence Muracciole, chef du service politique, propose deux articles concernant Cécilia Sarkozy: l'un devait décrire les tensions au sein du couple, l'autre l'affaire du "non-vote", découvert par un journaliste. Par respect de la vie privée, le directeur de la rédaction, Jacques Espérandieu, renonce à publier le premier, mais donne son feu vert au second: il rapporte un fait vérifié, et suffisamment symbolique pour valoir publication. Quelques jours plus tôt, Espérandieu a d'ailleurs donné l'impression de vouloir lutter contre les pressions, quoi qu'il arrive: "On va résister", avait-il annoncé à ses troupes dans la journée de mardi."Espé" sait qu'il est sur un siège éjectable: il est dans le collimateur de Christian de Villeneuve, directeur des rédactions de LAM (Lagardère Active Média) depuis fin 2006. Les deux hommes se connaissent bien: lorsqu'il dirigeait la rédaction du Parisien, Villeneuve avait eu la peau de son adjoint Espérandieu. Ce dernier avait rebondi au JDD avant d'être coiffé par Villeneuve...

Samedi matin, l'article est donc mis au "menu" du journal du lendemain... Mais samedi après-midi, tout s'emballe. Jacques Espérandieu demande aux journalistes d'appeler la nouvelle "première dame" avant de publier le scoop. "Une façon de tuer l'info...", commente-on amèrement dans les couloirs du JDD. Sans surprise, Cécilia Sarkozy répond brièvement: "No comment". Plusieurs membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy interviennent alors. Il s'agirait de Claude Guéant, ex-directeur de la campagne présidentielle, de Laurent Solly, ex-chef de cabinet du ministre de l'Intérieur, et de Franck Louvrier, l'homme des relations avec la presse.

Espérandieu résiste à ces pressions. Jusqu'au coup de téléphone d'Arnaud Lagardère, patron du groupe, qui exige que l'article soit remisé dans un tiroir. Ce qui est fait vers 20 heures...

La rédaction est sous le choc. Tous les journalistes ont en mémoire l'affaire Genestar, du nom du directeur de la rédaction de Paris Match, autre fleuron du groupe Lagardère. Il avait été viré en juin 2006 pour n'avoir pas prévenu son actionnaire d'une Une qui avait déclenché une colère noire de Nicolas Sarkozy. Le 28 août 2005, l'hebdomadaire avait en effet affiché un cliché suggestif de Cécilia Sarkozy en compagnie de son ami du moment, le publicitaire Richard Attias. Arnaud Lagardère avait attendu un an, mais il avait fini par satisfaire Nicolas Sarkozy, qu'il a un jour désigné comme "son frère".

Guillaume Bouchet et Pascal Riché






Une Attaque de l'Iran se précise. Position de la France: une inconnue.


The Daily Telegraph, mercredi16 mai 2007

"Nous devons attaquer l'Iran avant qu'ils n'aient la bombe"

Par Toby Harnden, à Washington


L'ancien ambassadeur américain à l'ONU, John Bolton a déclaré hier que l'Iran devait être attaqué avant qu'il développe des armes nucléaires.

John Bolton, qui entretient toujours des liens étroits avec l'administration Bush, a affirmé au Daily Telegraph que l'Union Européenne devait « prendre (le problème Iranien) plus au sérieux » et reconnaître que sa médiation pour arrêter le programme d'enrichissement iranien avait échoué.

« Ils font des progrès et notre temps est limité », a-t-il ajouté, mentionnant une intervention militaire pour détruire des sites nucléaires.

"S'il faut choisir entre un Iran nucléarisé et le recours à la force, je pense que nous devons considérer l'usage de la force".

En privé, le president George W. Bush dénomme Mahmoud Ahmadinejad « un Adolf Hitler du 21ème siècle » et Mr Bolton, qui reste un proche allié du Vice President Dick Cheney, a dit que le leader iranien représentait une menace similaire.

Mais Mr Bolton a reconnu qu'une intervention militaire avait de nombreux inconvénients et pourrait échouer. "C'est très risqué en ce qui concerne le prix du pétrole, risqué car vous pourriez, disons, détruire leur capacité d'enrichissement à Natanz, et ils pourraient avoir des capacités d'enrichissement ailleurs que vous ignorez »

"Imaginez ce que ce serait avec un Iran nucléarisé. Imaginez l'influence que l'Iran pourrait avoir sur toute la région. »

Mr Bolton, un défenseur de premier plan de la guerre d'Irak, a insisté que le renversement de Saddam Hussein avait été une bonne chose et que les échecs ultérieurs ne signifiaient pas qu'une intervention militaire contre des états 'voyoux' ne devrait pas être considérée à nouveau.

"Le régime lui-même était la menace, et nous avons traité la menace. Maintenant, ce que nous avons fait par la suite n'a pas marché aussi bien. Cela ne me fait pas conclure que, par conséquent, vous ne renversez pas les régimes qui posent problème.

Bien que l'administration Bush se soit quelque peut distancée des vues des faucons Bolton et Cheney, John Bolton a conservé toute son influence et Mr Bush reste déterminé à ne pas laisser l'Iran acquérir des armes nucléaires.

Le Pentagone a envisagé des plans pour une intervention militaire et certains officiels de haut rang à la Maison Blanche partagent le point de vue de Mr Bolton.


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'John Bolton a tord sur l'Iran'

Par Doug Shaw, Université de Georgetown


Le 16 mai 2007, '
Global Security Newswire' reporte que John Bolton a récemment déclaré “S'il faut choisir entre l'usage de la force et un [Iran] persistant [vers une bombe nucléaire], je pense qu'on en est au stade d'un Hitler marchant sur la Rhénanie”

(NDLR: http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9armement_sous_le_IIIe_Reich#La_r.C3.A9occupation_de_la_Rh.C3.A9nani)

L'Iran déclare ne pas chercher à développer des armes nucléaires et n'a pas non plus expulsé les inspecteurs internationaux ni abrogé leur engagement au NPT (Traité de Non Prolifération), ce qui constituerait des actions non-violentes et compatibles avec leurs droits légaux internationaux plus provocatrices que le simple non-respect de certaines de leurs obligations.

Que l'Iran cherche à se doter d'une arme nucléaire ou non, des estimations fiables suggèrent qu'ils sont encore à plusieurs années d'en acquérir une. De plus, une frappe militaire préventive n'est pas une manière efficace ni sûre de prévenir l'acquisition de l'arme atomique par l'Iran. “Loin de retarder le programme nucléaire iranien, une attaque militaire pourrait créer les conditions politiques par lesquelles l'Iran pourraît accélérer son programme nucléaire”, conclut le physicien Frank Barnaby dans une rapport intitulé “Would Air Strikes Work?” (Des frappes aériennes marcheraient-elles?) et remis à l'Oxford Research Group en Mars 2007. (...)


D'autre part, une attaque de l'Iran aurait des conséquences dramatiques en termes de vies humaines et de santé publique.


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Quelle serait l'attitude de la France dans l'éventualité d'un attaque de l'Iran?


Suite au discours de Nicolas Sarkozy, lors d'une cérémonie le mercredi 16 mai, sur le "sacrifice suprême", certains se sont déjà posés la question.

"Si j'ai tenu à faire ici ma première commémoration en tant que président", a-t-il ensuite expliqué, "c'est parce que je crois qu'il est essentiel d'expliquer à nos enfants ce qu'est un jeune Français, à travers le sacrifice de quelques-uns,
l'anonyme grandeur d'un homme qui se donne à cause plus grande que lui". "Un jeune homme de 17 ans qui donne sa vie à la France, c'est un exemple non pas du passé mais pour l'avenir", a-t-il ajouté. PARIS (AFP), mercredi 16 mai 2007.

D'autant que Bernard Kouchner, possible ministre des affaires étrangères a été le seul homme de gauche à avoir clairement approuvé et soutenu l'invasion de l'Irak en 2003. Sa nomination serait-elle un moyen de nous faire avaler la pilule de cette possible guerre?

Voir ce lien:

L'attitude de Mr. Sarkozy sur l'invasion de l'Irak et sa rencontre avec G. W. Bush

Source: Archives de l'Institut International d'Etudes Stratégiques


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Attentes Américaines

PARIS (AP) – Les Etats-Unis espèrent une coopération plus étroite avec la France sous la présidence de Nicolas Sarkozy, notamment sur le dossier de la stabilisation de l'Irak, a déclaré le secrétaire d'Etat adjoint John Negroponte lors d'une visite à Paris mercredi.

"Il est temps pour nous de nous associer plus étroitement", a-t-il dit, citant l'Afghanistan, le Liban et Haïti comme des exemples de coopération déjà fructueuse entre les deux pays. "Nous avons l'intention de travailler plus étroitement avec la nouvelle direction en France, dans un esprit de franchise, de respect et de coopération."

"Nous espérons travailler avec le gouvernement français pour trouver les moyens de soutenir l'Irak à l'avenir", a également indiqué le N° 2 du département d'Etat, présent à Paris pour une réunion de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Il a noté que son déplacement intervenait à un "moment-clé" pour la France alors que Nicolas Sarkozy prenait ses fonctions à l'Elysée, succédant à Jacques Chirac. Les relations entre Washington et Paris se sont dégradées sous la présidence de M. Chirac, qui s'était opposé à la guerre en Irak.

Le soir de sa victoire à la présidentielle, le 6 mai, M. Sarkozy, qui ne cache pas son admiration pour les Etats-Unis, avait promis à "nos amis américains" que la France serait "toujours à leurs côtés quand ils auront besoin d'elle". AP


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Déclarations européennes

Selon une source diplomatique européenne, les alliés des Etats-Unis dans les négociations sur le programme nucléaire iranien commencent à se poser des questions sur l'utilité des sanctions. Si cette stratégie ne donne pas de résultat à l'automne, "il va falloir se demander ce qu'on va faire", a indiqué ce diplomate sous le couvert de l'anonymat, sans exclure une option militaire. WASHINGTON (AFP), jeudi 17 mai 2007, 19h26



Lire aussi:

L'attitude de Mr. Sarkozy sur l'invasion de l'Irak et sa rencontre avec G. W. Bush

La véritable prise de position de Sarkozy au moment du conflit.

Le risque d'une guerre contre l'Iran est-il réel?

Des bruits de bottes se font déjà entendre aux Etats-Unis.